Parrainage Salles-sur-Garonne – En hommage à Francis Longavesne (à gauche sur la photo)

Francis Longavesne a été terrassé par une crise cardiaque chez des amis à Katmandou, le jeudi 8 novembre 2012. Francis défendait les peuples de l’Himalaya depuis de nombreuses années. Il était l’ami de tous et toujours disponible pour aider ces peuples et aussi les autres sympathisants et associations. Outre les réfugiés tibétains en Inde et au Népal, il s’occupait de la population des Dardes au Ladakh. Habitant dans le Nord, Francis Longavesne n’hésitait jamais à se déplacer pour participer à une manifestation en faveur du Tibet ou pour venir prêter main forte à un autre groupe de soutien au Tibet. Malgré ses fréquents déplacements en Inde et au Népal pour ses affaires ou pour ses actions humanitaires.

« Comme je vous le disais hier vendredi après avoir appris son décès par Geneviève sa femme, Francis, son énergie, et son amitié vont nous manquer » écrit la présidente de l’APACT de Pau, Denise Campet.

« Nous perdons un grand ami sincere des peuples himalayens puisque ses actions allaient autant vers les refugies tibetains de Nepal et de l’Inde que vers les populations indigènes en difficulté et bien d’autres actions encore dont les Campagnes « drapeaux » et  » Parrainages  » qu’il conduisait tambour battant » , écrit Marcelle Roux.
« C’est une grande perte pour la défense des droits de l’homme au Tibet et plus largement pour tous les peuples d’Himalaya. Je suis particulièrement bouleversée par cette nouvelle, écrit Lydia Labertrandie car lundi 5 novembre, la veille de son départ, nous avions eu de longues conversations téléphoniques au sujet de l’action de parrainages de villes du Tibet. Lors de la réunion du Bureau du Tibet à Paris le 27 octobre, il avait été convenu de travailler ensemble plus étroitement, il devait mettre à notre disposition ses collections personnelles pour nos expositions. »

Francis était un aventurier. Il parcourait le monde depuis des dizaines d’années, jamais par les sentiers battus. Il était chez lui partout où il était libre de s’exprimer et, tout particulièrement, au Népal, en Inde ou au Maroc. Il était chez lui dans ces pays parce qu’il avait acquis une profonde connaissance de leurs cultures et montrait pour leurs habitants un amour et un respect que les hommes savent reconnaître et rendre à celui qui les leur offre. Francis était aussi un commerçant, un commerçant comme on n’imaginait pas qu’il en existât. Il exerçait en effet son métier avec l’exigence de respect, de connaissance et de réciprocité dont il faisait preuve en toutes circonstances. Il était fier de pouvoir affirmer qu’il n’avait jamais perdu un client. Il est vrai que ses clients comme ses fournisseurs ne pouvaient que devenir très vite ses amis. En fait il pratiquait son métier comme l’un de ses nombreux engagements de solidarité. Car avant tout Francis était d’une immense générosité, il était généreux dans tous les sens du terme, généreux de son amitié, généreux de son temps, de son hospitalité et de ses dons, généreux dans ses innombrables engagements, avec sa compagne Geneviève et au sein, ou en partenariat, avec de nombreuses associations. Engagement humanitaire : soutien à un orphelinat, aide alimentaire d’urgence, engagement pour l’éducation : fondation d’une école, encadrement de projets de jeunes… Engagement surtout pour la liberté et singulièrement pour la liberté au Tibet : personnage emblématique de la cause tibétaine, Francis était membre de l’association France-Tibet et, en son sein, l’un des principaux initiateurs et animateurs des campagnes de « parrainage des villes tibétaines » et « un drapeau pour le Tibet ».
Il devait participer à la prochaine Semaine de la Solidarité Internationale, à Lille et à Dunkerque, avec les associations « La Maison des Himalaya et « Tibet-Dunkerque », dont il était l’un des animateurs et co-fondateurs.
Francis était aussi un grands connaisseur du Bouddhisme et possédait une magnifique collection de Thangkas et d’objets du culte qu’il prétait pour des expositions.