Parrainage du Vigan (30) avec la ville tibétaine de Dergué

C’est dans le parc des Châtaigniers que le 15 octobre 2011, s’est déroulée la cérémonie de parrainage du Vigan dans le Gard avec la ville tibétaine de Dergué. Dans ce parc, plusieurs arbres ont été plantés en l’honneur de causes ou de personnalités impliquées dans la défense des droits humains comme Nelson Mandela et c’est tout naturellement que la municipalité a choisi de planter un cèdre de l’Himalaya et d’apposer à son pied une plaque immortalisant ce parrainage.  La ville de Dergué fut fondée au XVe siècle par le premier roi de Dergué. En 2000, le comté de Derge comptait 61 000 habitants. Située à 3 000 mètres d’altitude, au creux de la vallée profonde de la rivière Jinsha, bordée de champs d’orge, elle est entourée de sommets glacés qui constituent une chaîne montagneuse du même nom (6 168 m) ainsi que de lacs d’altitude. C’est la seconde ville du Kham (Tibet oriental), province qui, depuis l’invasion chinoise, est devenue le Sichuan. À l’époque de sa fondation, la ville était le centre du comté et le siège du royaume. Son dernier roi est mort en 1990. Elle est rattachée à la République populaire de Chine depuis l’invasion du Tibet en 1950. En janvier 2009, une manifestation de moines a été écrasée par la police chinoise. Considérée comme le cœur culturel du Kham, Dergué possède une école, un hôpital où l’on trouve une importante collection concernant la faune et la flore du plateau tibétain. On y trouve également un imposant monastère (5 000 m2) qui fut fondé au XVe siècle. Celui-ci a compté jusqu’à plus de 300 moines. Détruit en grande partie pendant la révolution culturelle, il a été restauré dans les années 1980. Mais la particularité de Dergué est son imprimerie ; c’est la plus grande imprimerie traditionnelle du Tibet. Fondée au XVIIIe siècle, elle est une véritable institution vivante qui abrite une collection inestimable d’ouvrages. Très endommagée par les gardes rouges, elle fut rénovée et agrandie en 1989. Son rôle est déterminant dans la préservation de la culture tibétaine. La vieille ville est située sur une pente de la colline, derrière le monastère. Les maisons faites de pisé et de bois sont de couleur ocre comme le temple et l’imprimerie. Ses habitants, initialement des nomades, sont éleveurs et cultivateurs. Certaines travaillent à l’exploitation du bois ou encore à l’imprimerie. Cette ville a été proposée au Vigan car cette ville a aussi une tradition d’imprimerie.