Parrainage de Ussel (46) avec Rumbu au Tibet

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Samedi 3 août, ont eu lieu les cérémonies de parrainage entre Ussel, 51e village français (et premier du Lot) et Rumbu, village Tibétain. De nombreuses personnalités, présentes à cette occasion, ont pris la parole. « Fait, sans doute sans précédent dans l’histoire, 6 150 monastères ont été rasés au Tibet. En anéantissant ces centres d’études, ces ermitages, c’est l’âme, même de la raison d’être tibétaine, qui va être détruite car toute la culture du pays est centrée sur la spiritualité. Mais l’argent, les sourires, la propagande, la torture, l’extermination, rien n’y fait : les dirigeants chinois n’arrivent pas à tuer l’espoir qu’ont les Tibétains de sauver leur culture et de retrouver leur indépendance. Leur détermination reste entière », soulignait, dans son discours, Jean-Paul David, le maire du village d’Ussel. « La nôtre également. Le sens que nous voulons donner à ce 51e parrainage, est celui d’un village de France qui soutient un village tibétain. Parce que, au-delà des frontières, c’est le même idéal de liberté et de pensée qui doit être promulgué, soutenu », précisait la présidente de France Tibet, Marcelle Roux. « Le Tibet, me fait penser au tableau de Munch « Le Cri », qui obsède et hante ceux qui le découvrent. Il représente pour moi, l’oppression », ponctuait Danielle Deviers, présidente de la CCQB. À l’issue du spectacle donné par les moines, exilés dans le monastère de Sera Djé dans le sud de l’Inde, le Guéshé Thoubtén Sonam a précisé « nous recherchons, avec les autorités chinoises, non la confrontation, mais l’apaisement d’une solution pacifique où chacun aurait sa place et pourrait, librement, pratiquer et diffuser sa culture ». Les Usselloises et les Ussellois ont beaucoup œuvré, depuis plusieurs mois, conjointement avec leur conseil municipal et leur maire, pour lancer cette passerelle d’espoir entre leur village et Rumbu. « Nous souhaitons que d’autres villages, d’autres villes, veuillent bien nous emboîter le pas, que nos enfants soient fiers de notre action et, qu’à leur tour, ils prennent fait et cause pour la défense, l’entraide envers leur prochain », concluait Jean-Paul David au terme d’un week-end chargé en symboles.
La Dépêche du Midi 09-08-2013