Premier parrainage – Salles-sur-Garonne (31) avec la ville tibétaine de Lhatse

C’est le 24 avril 2010 qu’a officiellement été lancée la campagne de parrainages de villes françaises avec des villes tibétaines par le parrainage de la ville tibétaine Lathtsé avec Salles-sur-Garonne (31). Jean-Louis Halioua, le maire de cette petite commune est en effet l’initiateur de cette campagne de parrainages avec des communes tibétaines à l’image de ce qui c’était fait pour les villages roumains menacés par la dictature de Ceausescou. Cette inauguration s’est déroulée en présence de Marcelle Roux de France-Tibet, de M. Lemasle, député de la circonscription, de M. Plancade, sénateur et secrétaire du groupe sur le Tibet, de M. Ruquet, conseiller général du canton de Rieux,  de Françoise Dedieu, Jean-Louis Hallioua a expliqué que  cette action de parrainage témoigne de l’inquiétude des élus  pour la disparition des communes tibétaines aux dépens d’une modernité destructrice qui malheureusement,  très souvent, ne tient pas compte des richesses culturelles et des trésors que ces civilisations ont su cultiver. Des trésors dans le domaine artistique, religieux, philosophiques qui sont des véritables patrimoines de l’Humanité. L’objectif de parrainer des villes et des villages tibétains est de préserver l’identité de ces communes au sein même de leur territoire.
L’idée pour le maire de Salles et son conseil municipal, c’est d’ouvrir l’ horizon des communes françaises à d’autres cultures, à d’autres citoyens du monde et d’agir en tant que citoyen français, garant d’une devise qui parle de liberté, d’égalité et de fraternité. On peut penser que toutes les  communes françaises peuvent facilement s’inscrire dans une telle orientation constructive  de préservation du patrimoine, de l’histoire et de la culture tibétaines bénéficiant ainsi d’un enrichissement mutuel.  De par le soutien officiel des députés du groupe d’études sur le Tibet, cette initiative dépasse les clivages politiques. M. le Maire a ensuite expliqué qu’établir des parrainages était très simple et cela s’adaptait tout à fait à la conjoncture actuelle du Tibet. Nul besoin pour les conseils municipaux français de contacter les autorités chinoises ni la population tibétaine. Il suffit simplement de choisir une commune tibétaine dans une liste préparée par l’association France-Tibet. Cette association, porteuse du projet, tient à disposition de nombreuses informations telles que l’emplacement de chaque ville dans sa région, un nombre d’habitants ainsi que divers documents permettant de mieux appréhender la vie locale et les problématiques actuelles au Tibet. Il suffit ensuite  pour les conseils municipaux intéressés, de prendre une délibération et de placer le magnifique panneau  à l’entrée du village. Le dessin de ce panneau a été entériné par le Bureau du Tibet à Bruxelles et M. Wangdi a félicité chaleureusement le travail du graphiste M. Marini. M le Maire a souligné l’intérêt de garder le même panneau pour toutes les communes afin de donner une identité visuelle à cette campagne.

Le maire de Salles-sur-Garonne souhaite que l’école primaire de sa commune puisse correspondre avec une école tibétaine exilée en Inde.Lorsque  le maire de Salles est monté à Paris, à l’Assemblée Nationale, rencontrer les députés du Groupe d’études sur le Tibet sous la présidence de M. Lionnel Luca, il a été  décidé qu’il serait judicieux que lors de chaque parrainage, un tibétain, vivant en France, vienne parler de sa ville ou village natal pour mieux la faire connaître à nos concitoyens. C’est ainsi que le vénérable Géshé Tengyé-La, après les discours et la découverte du panneau a fait voyager l’assistance jusqu’à Lahtsé. Le public a été  conquis par sa simplicité et son humour.
M. Folliot, député de la circonscription de Castres et ardent défendeur de la cause tibétaine est intervenu pour souligner la nécessité pour la France de garder une ligne conductrice cohérente avec l’esprit de la république et de la démocratie. Idée soutenue et exposée  dans les discours  des parlementaires M. Lemasle et M. Plancade, le matin même. Il a réitéré son souhait que le Président de la République, M. Sarkozy puisse recevoir le Dalaï-Lama lors de son prochain passage en France.
M. le maire de Pezens dans l’Aude était aussi de la fête en tant que futur parrain de la commune de Dingri.

Francis Longasverne a indiqué l’existence de projets de parrainages dans un certain nombre de pays en Europe.(Irlande, Luxembourg, etc.) . Des associations de Taïwan, de l’Inde et du Népal sont intéressées par un tel projet. Aux Etats-Unis, Robert Thurman, l’écrivain et père d’Uma Thurman soutient aussi cette initiative et son communiqué a été lu juste après la découverte du panneau.
Tous les invités, associations, élus, sont repartis convaincus et espèrent aujourd’hui qu’un grand nombre de villes françaises  suivront l’exemple.